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Surf : Comment passer pour un pro quand on est débutant ?
26 Aug

Surf : Comment passer pour un pro quand on est débutant ?

Posted By: Alexandra Bavencoffe Times Read: 764 Comments: 0

Cote de basques, Biarritz, le 22 août 2019. Il fait beau, il fait chaud, assis sur la plage, vous décryptez les vagues. Le Kelly Slater qui sommeille en vous ne devrait pas tarder à se réveiller. Le hic : vous avez commencé le surf l’année dernière et vous avez plutôt un niveau première mousse que vague d’or… LeStoff s’improvise coach et vous glisse quelques conseils pour vous éviter des moments de solitude. À défaut de vous mettre debout sur la planche, vous garderez la tête haute… hors de l’eau. Promis !

1. ADOPTER LE « SURF LANGUAGE »

Ça ne s’improvise pas, si vous voulez asseoir votre statut de « vrai » surfeur (soyons ambitieux) ou bien juste comprendre de quoi il retourne, il y a des expressions et des mots incontournables :

« Évaluer ou checker le swell » : avant d’entrer dans l’eau, il est important d’analyser les vagues et la marée, de localiser quel spot est le plus sûr, où se trouve le pic, où casse la vague.

« Prendre des mousses » : en parfait novice, cette expression ne doit pas vous être inconnue. Bien entendu, il ne s’agit pas de boire des bières, mais d’apprivoiser sa planche en « barbotant » dans l’écume.

« Passer la barre » : c’est (tenter de) franchir la zone où les vagues déferlent pour rejoindre le large.

« C’est propre, ça déroule, c’est glassy… » : les conditions sont idéales, il n’y a pas un souffle d’air, les vagues sont lisses.

« Faire le canard » : il n’est évidemment pas question d’acte de soumission envers votre moitié, mais d’une technique permettant d’enfoncer votre planche sous l’eau, de façon à « plonger » sous la vague qui casse pour « passer la barre ».

Le leash (leash oh ma leash lorsque tu souris) : littéralement « laisse », c’est le cordon qui vous relie à votre planche. Il s’attache à la cheville ou au genou.

Le line up (line me up before you go go) : la zone où les vagues déferlent.

Le take off : l’heure de gloire de tout débutant un brin persévérant, le moment où vous vous levez sur la planche pour démarrer sur la vague.

Taxer (Joe le taxeur) : prendre une vague sur laquelle vous n’êtes pas prioritaire, pas cool.

La wax (qu’elle préfère) : paraffine que l’on étale sur la planche pour une meilleure adhérence afin de ne pas glisser.

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2. APPRIVOISER LE « SURF WAY OF LIFE »

Maintenant que vous avez acquis quelques éléments de langage, il faut bosser l’état d’esprit.

Ralentissez ! Vos gestes, votre rythme de parole, votre marche… Savourez un rayon de soleil, les moments passés avec vos proches, le sourire d’un inconnu. Regardez ce qui vous entoure, contemplez un paysage, checkez le swell avec concentration et puis… préférez finalement prendre des mousses (pas l’écume des vagues). « J’vais pas surfer aujourd’hui… j’ai l’impression que l’océan ne me veut pas », comme disait le Brice de Nice.

Respectez les autres. À l’instar du code de la route, il y a des règles à respecter pour éviter des accidents. Celle de base est un seul surfeur par vague, chacun son tour ! Dans le chapitre « bien vivre ensemble », évitez de hurler pour discuter avec votre pote situé à 10 m de vous, faites profil bas ! Niveau sécurité, ne surfez jamais sans leash. Personne, pas même Kelly, ne peut affirmer qu’il ne perdra pas sa planche pendant la session.
L’École Française de Surf rappelle les règles ici : https://www.ecolefrancaisedesurf.fr/decouvrir-le-surf/regles-pratique-surf et pour aller plus loin : https://www.surf-report.com/news/conseils/regles-priorite-surf-rappel-video-surfer-securite-conseil-technique-869749672.html

Respectez la nature. « Ce système tue la spiritualité et transforme l’océan en fosse septique », se révoltait déjà Bodhi Salver (Patrick Swayze) dans le cultissime « Point Break » de 1991. Le surfeur est écolo de conviction. De nombreux champions s’engagent pour la protection des océans : Kelly Slater via l’association Reef Check et Bixente Lizarazu via Liza pour une mer en bleus. À votre échelle, intégrez des gestes simples et responsables : ne laissez pas vos déchets sur la plage, utilisez une crème respectueuse de l’environnement, ne sortez jamais sans gourde et totebag. Retrouvez d’autres éco gestes ici.

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3. INVESTIR (OU PAS) DANS LE BON MATÉRIEL

Devez-vous investir dans une planche ? Les planches d’école ou de location pour débutant sont en mousse. Elles possèdent certains atouts : sécurité, solidité, stabilité et légèreté. Elles sont moins coûteuses à l’achat que les planches en résine (environ 200 euros contre un minimum de 350 euros). Moins maniables en revanche, elles n’offrent pas les meilleures sensations de glisse, vous risquez d’être freiné dans votre progression. Mais pour vous, jeune padawan, nous conseillons - dans un premier temps -, de persévérer avec la version mousse. La « bonne grosse » planche, que vous tenterez d’ailleurs de porter d’un seul bras, comme le font les vrais surfeurs. Non, votre bras n’est pas trop court, c’est juste votre planche qui est plus grande. L’injustice commence sur le sable.

Côté vestimentaire, on ne pratique pas le surf en maillot de bain. On enfile une combinaison en néoprène qui protège des irritations. Évitez en revanche leur location. Vous risquez de tomber sur une combinaison encore humide, non ajustée, à l’odeur douteuse, utilisée par… on ne veut pas savoir. Investissez ! On trouve des combinaisons shorty de qualité pour une trentaine d’euros. Une aubaine pour les filles, les maillots de bain de surf étant LE phénomène de l’été. Combinaisons, maillots une pièce et T-shirts anti UV conquièrent les plages du monde entier et remportent la palme face aux bikinis. Jetez un coup d’œil sur instagram au hashtag #SurfSwimwear !

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4. PEAUFINER VOTRE STYLE

Il faut se rendre à l’évidence, le « vrai » surfeur est plus beau que vous. Bien foutu, larges épaules, jambes agiles, le teint couleur pain d’épice, la crinière toujours rebelle. Une remise à niveau s’impose.

Que vous soyez fraîchement débarqué de votre bureau ou d’une semaine de vacances en Picardie, débrouillez-vous pour être un minimum bronzé. Mais attention, les surfeurs étant plus exposés aux réverbérations des rayons du soleil sur l’eau, ces jolies couleurs ne vous dispensent pas d’une protection solaire efficace. Choisissez un stick solaire SPF+50 ultra résistant à l’eau (sans blague) sans substances néfastes pour les récifs coralliens. Appliquez généreusement sur le front, le nez, les pommettes et les lèvres. Enfin, la crème de la crème est de la choisir (la crème, vous suivez ?) de couleur… bleue !

Niveau capillaire, pour les filles comme pour les garçons, plusieurs options s’offrent à vous : l’effet mouillé simple, basique ; l’effet plage ou « beach waves » avec l’application d’un spray d’eau salée ; ou l’effet soleil, les fameux reflets ou pointes dorées que vous obtiendrez chez un bon coiffeur, à l’aide d’un balayage ou d’un « tie and dye ». Vous l’aurez compris, l’effet recherché se veut relax, voire sauvage.

On a gardé le meilleur pour la fin : la mise en condition… physique. Si le fameux 6-pack est hors sujet, sachez néanmoins qu’il est bon d’avoir l’air un peu affûté. Or l’avancée en âge, le stress, une grossesse, le manque de sommeil, l’alcool et la côte de bœuf du dimanche sont les ennemis d’un corps musclé. Commencez, quelques mois avant votre arrivée sur les plages, par un rééquilibrage alimentaire. On ne parle pas de régime, mais de manger moins et mieux. On s’allège donc et on raffermit ! En plus de votre séance de sport hebdomadaire, intégrez des sessions quotidiennes de gainage. Vous connaissez la version « classique », pensez également : planche ventrale, planche dorsale et planche latérale, 30 secondes par mouvement. Pour aller plus loin, la Fédération Française de Surf propose des tutoriels de renforcement musculaire : https://www.surfingfrance.com/preparation-physique/surf.html

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5. BIEN GÉRER SON « AFTER SURF »

« J’ai chopé une déferlante d’enfer ce matin », avant de fanfaronner façon Johnny (Keanu Reeves) dans « Point Break », pensez à vous étirer et à boire beaucoup d’eau, sous peine de vous retrouver au creux de la vague le lendemain.

Maintenez ensuite votre haut niveau de cool attitude,voire de nonchalance, en revêtant une chemise hawaïenne - vintage, c’est mieux -, ou un sweat à capuche en cas de fraîcheur. Quoiqu’il arrive, vous restez les pieds nus, même en ville (les espadrilles passent encore). Pensez à l’huile de coco ultra-hydratante et aux senteurs estivales idéales pour booster votre sex-appeal. C’est bon, vous êtes désormais prêts à glisser au pays des merveilles (c’est pour toi Franky).

Notre session coaching touche à sa fin. Pour faire le bilan (calmement… forcément), le surf ne se résume pas à une planche sous le bras, à un collier de coquillages et à des cheveux décolorés. C’est aussi un état d’esprit et des valeurs : le respect, la persévérance - surfer, c’est avant tout accepter de ramer -, l’optimisme et le fun ! Quel que soit votre niveau, éclatez-vous ! N’ayez pas peur d’avoir l’air ridicule, car le meilleur moyen de passer pour un pro reste encore de se jeter à l’eau.

Quelques comptes Instagram de surfeur à suivre pour vous inspirer : 
Zoé Grospiron @grospiron_zoe - 
Lolita Brisson @surfmadame
 - Damien Castera @damiencastera
 - Arnaud Darrigade @darrigoodsurfcoaching.

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